lundi 18 octobre 2021

Merci au club de spéléo du Mont d'Or pour nous rappeler avec une opération de nettoyage dans la baume de la Caffode que les sous-sols de notre territoire sont fragiles, et que des éoliennes industrielles géantes représentent une grande menace.

Déchets évacués de la baume de la Caffode

 Nous avons bien évidemment en tête les exemples des sites de Rougement et Chamole, où les sous-sols ont été pollués par d'immenses quantités de béton.

Nous rappelons que les études du promenteur ne mentionnaient même pas la source des Bonnes Eaux alors qu'elle représente l'approvisionnement en eau potable de Jougne, juste en dessous.

Nous avons à disposition une eau gratuite et de grande qualité. 

Lionel Deisz, du Spéléo Club Mont d’Or : "La situation géographique du projet et la problématique d’un sol karstique donnent un risque important d’impact sur la qualité de l’eau, qui est actuellement excellente.» 

Comme le prouvent les nyphargus trouvés dans la cavité: «C’est une sorte de crevette dépigmentée qui ne vit que dans une eau très pure.»

Un projet industriel juste en amont de la source, c'est très inquiétant.  

Spéléologue suisse, et fin connaisseur du dossier, Roman Hapka s’étonne qu’on vienne mettre en danger un système si stable: «Voilà une source qui donne de l’eau de très bonne qualité à tout le village, avec du débit continu toute l’année, et on viendrait déstabiliser tout ça? s’étonne-t-il. On parle là de couler des énormes blocs de béton à dix mètres dans le sol, de milliers de litres d’huile pour le bon fonctionnement des machines. C’est loin d’être anodin.»

Et ce ne sont pas les études lacunaires du promenteur qui vont nous rassurer.

Alors appliquons le principe de précaution !

 

Dans l'Est Républicain :

https://www.estrepublicain.fr/environnement/2021/10/17/des-speleologues-inquiets-d-un-projet-eolien-suisse-pres-de-la-source-d-eau-potable-de-jougne

 Dans 24 heures :

https://www.24heures.ch/au-chevet-dune-grotte-precieuse-en-attendant-les-eoliennes-150056735753

jeudi 9 septembre 2021

Les éoliennes industrielles, indispensables ?

Le lobby éolien a utilisé de nombreux mensonges pour imposer l'éolien : c'était écologique, propre, sûr, silencieux, rentable, sans impact sur les paysages, les animaux, les gens, etc.
Bien évidemment, ces arguments fallacieux n'ont pas tenu face à la réalité des chiffres et des faits.

Désormais, il concède que toutes ces nuisances sont bien réelles MAIS, que tout cela, ce n'est pas important, car en surfant sur la vague de la lutte contre le dérèglement climatique, les défenseurs de l'éolien industriel se replient derrière leur dernier bastion : l'éolien est indispensable pour lutter contre le dérèglement climatique et c'est le plus important car en plus, et ça les arrange bien, c'est urgent.

Effectivement, avec les premiers signes du dérèglement climatique et l'urgence à enrailler ce problème qui est maintenant évident, il y a une véritable prise de conscience de l’opinion publique, ce qui est très bien.


Le prétexte du dérèglement climatique pour imposer des éoliennes industrielles

Cependant, cette urgence climatique est utilisée abondamment comme prétexte pour développer la filière éolienne industrielle, aussi invasive que nuisible et inefficace.
C’est l’occasion pour des industriels peu scrupuleux et des politiciens et hauts fonctionnaires obtus et étroits d’esprit (quand ils ne sont pas sous l'emprise des lobbies ou corrompus) d’imposer des installations gigantesques non consenties à des populations désireuses de protéger leur environnement.
La désinformation qu’ils ont habilement organisée leur permet de bénéficier du soutien d’une partie de la population naïve et peu curieuse et encore moins vigilante lorsqu’elle n’est pas concernée par les installations industrielles éoliennes.

« Une confusion, porteuse de conséquences potentiellement graves, s’est durablement installée dans le débat public au sujet des préoccupations environnementales actuelles. Elle consiste à considérer que le dérèglement climatique est la seule urgence environnementale, de portée véritablement globale ».

Voilà ce qu’écrivait récemment Christian Amblard, directeur de recherche honoraire au CNRS et naturaliste, dans une tribune publiée cette année dans Le Monde.

Il ajoutait : « Cette confusion, faite sans doute de bonne foi par une grande partie de l’opinion publique, est habilement entretenue par d’autres. Pour ces derniers, cela leur permet de ne pas avoir à répondre de leurs activités destructrices. Circonstance aggravante, cette confusion est abondamment relayée par de nombreux médias et par la plupart des responsables politiques. »

 

Les éoliennes industrielles comme seule alternative ?

L’implantation d’éoliennes industrielles, bien qu’elle nécessite une destruction massive de massifs et de crêtes préservés, est présentée de manière fallacieuse par le lobby éolien comme la seule alternative.

Il est d’ailleurs amusant de constater que pour les "écolos" (dans le sens péjoratif du terme : ceux qui habitent en ville, vont chercher leur pain en SUV hybride, votent pour des partis “verts” et n’ont jamais mis les pieds dans une forêt), l’installation de machines de 200 mètres de hauteur, moches, bruyantes, polluantes et produisant péniblement quelques MWH quand le vent veut bien souffler, représentent la seule alternative à la filière nucléaire qu’ils détestent pour des raisons idéologiques et non rationnelles.

Si on les écoute, l’éolien industriel est devenu de nos jours la seule filière de production d’électricité.

Et peu leur importe s’il faut industrialiser de manière aberrante des massifs entiers comme le Jura.

Le piège dont parle Christian Amblard s’est refermé sur ces personnes, probablement de bonne foi, mais tellement naïves. Et surtout qui n’ont pas vraiment l’intention de s’informer sur les enjeux, les problématiques et les alternatives, préférant répéter les arguments fallacieux du lobby éolien et des partis écolos. 

Cela leur permet d'avoir bonne conscience sans avoir à faire d'efforts en changeant leur façon de vivre. Les efforts, ils nous expliquent que c'est à nous de les faire en acceptant des éoliennes industrielles dans notre "jardin" : l'exemple le plus absurde, c'est le projet Bel Coster pour lequel Alpiq indique sur son site qu'il permettra de compenser les émissions de CO2 de 3 vols Genève-Barcelone :

Les Vaudois seraient bien inspirés d'arrêter les balades à Barcelone et de venir se promener sur le Jura plutôt que d'y construire des éoliennes industrielles.




Vouloir faire entrer un carré dans un rond est contre-productif

Face à une urgence climatique sur laquelle tout le monde s’accorde, nous perdons un temps précieux et des investissements considérables à vouloir développer une filière qui n’est pas acceptée et qui ne sera jamais acceptée : ses installations sont immenses, mouvantes, clignotantes, bruyantes, polluantes, moches, coûteuses et leur production est tellement faible qu’elles nécessitent d’être installées dans des quantités déraisonnables, avec une artificialisation des sols et une atteinte à l’environnement considérables.

Et même en terme d'émissions de CO2, c'est très loin d'être la panacée.
Surtout en ce moment, les centrales à charbon et à gaz tournent plein pot et les prix de l'électricité explosent.


Bref, l'éolien est tellement problématique qu'il est plus judicieux d’investir dans des solutions qui sont acceptées par les populations.

Par exemple les installations individuelles, installées sur les bâtis existants comme les panneaux photovoltaïques ou l’éolien individuel (du style wind my roof).
Le gros avantage est que ça ne nécessite pas une artificialisation des sols dans des milieux préservés.
Ensuite, il y a moins d’atteinte à la biodiversité : ce ne sont pas des hachoirs géants installés dans des couloirs migratoires.
Enfin, l’argent des subventions est reversé aux particuliers et non à des fonds de pension étrangers et autres opportunistes qui se goinfrent sur notre dos et se fichent de l'environnement et de notre cadre de vie.

La bonne nouvelle, même l’excellente nouvelle, c’est que les autorités suisses ont enfin compris ça :

Interviewée en juin dans l'émission Forum de RTS - La 1ère, la cheffe du Département de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication, Simonetta Sommaruga, a souligné à plusieurs reprises la volonté ferme du Conseil fédéral d'aller de l'avant dans la promotion des énergies renouvelables indigènes.

Pour la conseillère fédérale socialiste, l'accent doit être mis en priorité sur le photovoltaïque. "Il faut augmenter la production d'électricité solaire, surtout, car là, on a un potentiel incroyable", a-t-elle insisté, signalant la baisse de prix de cette technologie. "On veut qu'avec le même franc d'argent, on puisse produire plus d'énergie solaire que jusqu'à maintenant".

Au contraire de l'éolien ou des grands projets hydrauliques, où "il y a plus de discussions" et où "c'est parfois plus compliqué", elle constate que la production d'énergie solaire, elle, est bien acceptée dans la population. "On peut vraiment avancer. Les gens sont très intéressés".

Ce raisonnement doit maintenant arriver dans tous les esprits avant qu'il ne soit trop tard.

mardi 31 août 2021

Le journal l'Omnibus a publié notre réponse au lecteur qui était favorable aux éoliennes du projet Bel Coster :

Publication

vendredi 20 août 2021

De plus en plus d'opposition de la part des élus

 Ca continue de réagir dans les communes :

Lettre ouverte très intéressante de la part de la Maire d'un village de Côte d'Or en réponse à un courrier de France Energie Eolienne : lien

Lettre ouverte des maires de France : lien

54 élus de Dordogne interpellent le gouvernement sur les éoliennes : "La concertation n'est que du vent" : lien

Dans le Berry, des élus demandaient aux candidats aux régionales de prendre des engagements contre les éoliennes industrielles : lien

Dans la Vienne, des élus s'opposent également aux éoliennes industrielles : lien

Dans les Deux-Sèvres aussi : lien

La résistance s'intensifie et prend une nouvelle dimension puisqu'il ne s'agit plus seulement des associations et des collectifs de citoyens (plus de 1500 aujourd'hui) qui défendent leur territoire. Les élus montent au créneau et surtout montrent que tous les "maires ruraux ne sont pas à vendre".

A tel point que le collectif d'élus "Vent des maires" fraîchement créé et dont le succès ne fait que croitre (déjà 800 soutiens), commence à avoir suffisamment de poids pour démarrer les contacts avec le ministère des éoliennes de la transition écologique.




dimanche 8 août 2021

Les éoliennes et la pollution par le bisphénol A

On sait que les éoliennes représentent un impact écologique important de par la bétonisation des sols, le défrichement nécessaire à leur construction ou à la réalisation des voies d'accès, leur utilisation, etc.

Mais ce qui est sous-évalué (et oui, comme d'habitude !) par les promenteurs éoliens, c'est les émissions de bisphénol.

Les pales des éoliennes, constituées de matériaux composites, émettent des résidus de bisphénol avec l'usure. Le bisphénol est en effet une résine utilisée dans la fabrication des pales des éoliennes.

Les éoliennes diffusent donc du bisphénol dans la nature, et pas qu'un peu : En se basant sur une étude récente sur l'usure des pales, des chercheurs norvégiens évaluent à environ 60kgs de bisphénol pur relâché dans la nature pour chaque éolienne et sur 1 an.

Pour rappel, le bisphénol A est suspecté d'être un perturbateur endocrinien.

Cette matière est déjà largement utilisée (plastiques) et décriée donc le problème n'est pas nouveau.

Cependant, comme les éoliennes sont prévues en amont et sur la zone de captage de notre eau potable et que le sol est karstique, on connaîtra déjà la source du problème lorsque les taux de bisphénol dans l'eau de notre robinet augmenteront.

 

L'article en norvégien, traduit par google :

https://translate.google.com/translate?sl=auto&tl=fr&u=https://motvind.org/epoxy-og-bisfenol-a-alarmerende-volum-fra-vindkraftverk/

dimanche 11 juillet 2021

La hauteur des éoliennes du Bel Coster et l'impact paysager

Une inspection locale a eu lieu sur site le 8 juin par le Tribunal Cantonal Vaudois. 

C'était l'occasion d'apprécier la hauteur des éoliennes. Pour cela, un drone équipé d'une lampe a été utilisé, aux emplacements des éoliennes 9, 7 et 2. 

Voici la hauteur envisagée des éoliennes du Bel Coster. 

Les photos sont prises depuis le Suchet :

Comme vous pouvez le voir, le temps était de circonstance : le ciel pleurait à grosses gouttes à la pensée de la destruction de ce site qui était discutée ce jour là. 

On peut cependant voir la hauteur hallucinante des éoliennes qui seraient situées juste devant le Mont d'Or, qu'elles dépasseraient d'ailleurs largement.

Face à ces images, on se demande dans quel esprit tordu ce projet est né et comment on peut encore se regarder dans un miroir lorsqu'on cautionne cela ?

Comment les autorités vaudoises peuvent-elles prétendre vouloir protéger leur patrimoine et leur paysage alors qu'on voit bien ici qu'avec le projet Bel Coster, elles souhaitent surtout les détruire ?

dimanche 13 juin 2021

Eoliennes et chauves-souris en Franche-Comté

Le schéma régional éolien de la région de Franche-Comté, publié en 2012, contient une perle suffisamment intéressante pour être partagée.

Un document de synthèse est consacré au thème des chiroptères, enjeu très important dans le développement de l'éolien : Synthèse sur les chiroptères

 Malgré l'importance de la région en matière de chauves-souris et la nécessité de leur conservation : "En  France,  la  législation  protège  toutes  les  espèces  de  chiroptères  et  leurs  habitats. 34 espèces sont connues sur le territoire national et 28 espèces sont présentes  en  Franche-Comté,  cette  richesse  lui  conférant  un  statut  de  région  «importante» en France avec les régions méditerranéennes." 
(8 des 17 espèces de mammifères menacées en France sont des chauves-souris)

Ce document indique noir sur blanc :  

"Compte  tenu  de  la  couverture  de  la  quasi-totalité  de  la  Franche-Comté  par  des  enjeux  chiroptérologiques,  le choix a été fait de ne pas réaliser une  carte  des  enjeux  avec  zones  de  vigilance."

Tant pis pour les chauve-souris, on va essayer d'implanter partout sur le territoire franc-comtois des éoliennes industrielles nuisant à leur sauvegarde.

Une démonstration évidente du sacrifice des chauves-souris sur l'autel des éoliennes industrielles, comme le déplore le portail sur les espèces menacées.