Vivre au pied du Mont d'Or a pour but :
• De recueillir les renseignements utiles à l’information et à la sensibilisation de la population pour l’amélioration de son cadre de vie, la protection de son environnement et la sauvegarde de sa qualité de vie.
• De lutter, plus particulièrement, contre les nuisances directes ou indirectes que pourrait entraîner l'installation d'éoliennes sur le Bel Coster.
dimanche 24 mars 2024
Parc éolien de Bel Coster (VD) : le Tribunal Fédéral rejette le projet
jeudi 6 avril 2023
Annie Génevard évoque les limites de la convention d'Espoo et les difficultés faites par la Suisse
dimanche 4 septembre 2022
Recours au Tribunal Fédéral
- Helvetia Nostra, à Berne,
- SOS Jura, à Vallorbe,
- Paysage Libre Vaud, à Bottens,
- Commune de Jougne, à Jougne, France,
- Vivre au pied du Mont d'Or, à Jougne, France,
- ainsi que des particuliers deux côtés de la frontière.
- absence de concertation,
- refus des autorités politiques et judiciaires vaudoises de venir en France pour appréhender l’ampleur des conséquences d’un tel projet sur la région,
- mépris de l’avis défavorable du Préfet du Doubs et de l’ensemble des avis négatifs de la population, des élus et des organisations françaises.
dimanche 17 juillet 2022
Rejet des oppositions contre les éoliennes de Bel Coster : Un mauvais coup pour l’écologie et pour la paix
Madame la juge du Tribunal Cantonal a rendu sa décision concernant le projet Bel Coster : elle rejette toutes les oppositions.
En tant que citoyens français frontaliers, nous nous sentons méprisés par ce jugement qui ignore totalement nos intérêts en tant qu'habitants voisins de la Suisse et nos observations :- Madame la juge estime qu’une visite en France est inutile, jugeant suffisants des
photomontages, malgré leur caractère fallacieux. - Madame la juge omet de mentionner l’avis défavorable du Préfet du Doubs, mais reprend seulement les quelques éléments diplomatiquement non défavorables au projet,
- Madame la juge ignore également l’avis de la population française (à 96% défavorable) et de ses soutiens,
- Ce jugement hâtif qui n’attend pas les résultats d’un rapport d’une importance vitale
sur la protection des eaux côté français. - Les projections de glace en France dues à l’éolienne 3 sur le passage d’un sentier hivernal en raquettes,
- Les éoliennes situées à moins de 500 mètres de la frontière qui empiètent sur la souveraineté de la France qui ne pourrait utiliser son territoire comme bon lui semble,
- Les conséquences des infrasons sur la santé des voisins de la région (c’est-à-dire, nous).
Concernant l’écologie, enjeu crucial de ce dossier, même si Madame la juge reconnaît que les études sont lacunaires, il est inquiétant de constater que cela ne pose pour elle aucun problème car elle renvoie tout à plus tard. A quoi servent donc les études ?!
Nous avons le sentiment que ce jugement est bâclé et on s’interroge sur la pertinence de la fameuse (ou fumeuse) pesée des intérêts qui va une nouvelle fois dans le sens des industriels en balayant purement et simplement tous les arguments.
Encore une fois, nous subissons une forme de brutalité et de mépris de la part des autorités suisses, judiciaires en l'occurrence, qui veulent nous imposer des installations industrielles non consenties, qui plus est, dans un endroit préservé.
En tant que citoyens français, nous ne comprenons pas qu’on puisse être juge et partie d'un tel dossier : est-ce qu'une magistrate membre d’un parti politique systématiquement favorable aux éoliennes est bien placée pour arbitrer objectivement un projet d’implantation d’éoliennes ?
Pour le moins, cette décision ne manquera pas d’être interprétée comme politique.
Et nous prenons note qu'ici les enjeux industriels sont plus importants que la population, l’environnement et la biodiversité. Sans parler de l’intérêt financier des communes porteuses de ce projet.
Le passage en force de ces dossiers est devenu une habitude. Au tribunal comme sur le terrain, les éoliennes, c’est surtout une affaire de bulldozer.
Projet Bel Coster, symbole d’un échec annoncé
Cette décision est triste, et pas seulement pour les opposants. Balayer d’un revers de main
toutes les oppositions en approuvant de manière dogmatique comme un bienfait un projet
industriel dans un endroit naturel est un échec.
Un échec écologique : l’homme ne parvient pas à respecter l’environnement. Le projet Bel Coster, c’est plus de 10 kilomètres de routes d’accès, 11 hectares d'atteinte à la forêt (l'équivalent de 20 terrains de foot), plus de 50 hectares de perte d'habitats, des dizaines de milliers de tonnes de béton dans les sols, etc.
Un échec climatique : l’éolien aura besoin de gaz pour pallier l'intermittence et de charbon
si l’approvisionnement en gaz fait défaut. Autant de facteurs de pollution.
Un échec démocratique : l’avis unanime des Français contre le projet n’a absolument pas été pris en compte.
Un échec des relations transfrontalières : les discussions entre autorités vaudoises et doubiennes n’ont abouti à rien. La Préfecture du Doubs, ainsi que les élus français ont été ignorés purement et simplement par les autorités vaudoises.
Vers un incident diplomatique ?
Cet arrêt est un grand pas en avant vers un incident diplomatique.
En refusant de prendre en compte l’avis de la population française, de poursuivre les discussions avec la Préfecture du Doubs et en imposant ces éoliennes géantes aux habitants français, les autorités politiques et judiciaires vaudoises pourrissent les relations amicales transfrontalières.
Cet affront est un mauvais coup pour la paix entre voisins : il est mal venu à l’heure d’un
besoin croissant de cohésion des relations internationales en Europe.
Nous ne nous laisserons pas faire et nous utiliserons tous les moyens possibles pour nous défendre contre cette agression.
Notre cadre de vie vaut plus que les profits attendus avec ce projet !
mercredi 8 décembre 2021
Les études farfelues du projet Bel Coster : incompétence ou malveillance ?
La volonté d'implanter un site industriel dans un endroit préservé avec autant de préjudices pour la faune, le paysage, les sous-sols et les riverains, est très troublante, voire suspecte. Il est dès lors pertinent de se demander si les études farfelues de ce projet sont dues à de l'incompétence ou de la malveillance.
Quelques exemples (provenant d'oppositions disponibles sur notre site) :
- Les habitats naturels ne sont pas décrits et analysés en utilisant la bonne nomenclature.
- L’étude sur l’avifaune est une blague monumentale : le nombre d’observations est insuffisant, elles sont mal réparties spatialement et temporellement et la méthodologie paraît inadéquate pour être représentative. L’annexe sur les milans royaux n’est pas une analyse détaillée mais les conclusions de Mr Khole, qui n’y connaît rien du tout en ornithologie, et qui est surtout le directeur de la société mandatée par les porteurs du projet. Véridique, tout est dans le dossier.
- Les compensations prévues sont qualifiées de favorables pour le grand tétras alors que le projet nuit gravement à la tranquillité de son habitat et compromet sa survie.
- La zone abrite de nombreuses espèces protégées qui n’ont même pas été évoquées.
- L’étude des effets cumulés des éoliennes du Jura vaudois et des régions limitrophes sur l'avifaune et les chiroptères de Kornet et al de la Station Suisse Ornithologique, objective et à la méthodologie reconnue, n’a pas été mentionnée dans l’étude d’impacts car les conclusions des experts sont très défavorables aux parcs éoliens planifiés par le Canton de Vaud.
- A la place d’une étude sérieuse sur les chiroptères, c’est une visite de gouffres par une spéléologue sans qualification naturaliste qui a été utilisée dans le dossier. Véridique aussi, tout est dans le dossier.
- L’absence d’impact sur un site Natura 2000 situé à proximité immédiate du projet éolien, est unilatéralement déclarée.
- La cartographie des milieux naturels de la zone de projet a été limitée aux seuls espaces touchés par le projet (routes d'accès, places de chantier, éléments construits). Cette pratique n'est pas acceptable dans le cadre d'une étude d'impact car elle conduit à une situation paradoxale : la description de tous les éléments de nature qui vont disparaître ou seront perturbés, alors que l’on ignore tout de l'environnement du projet, à savoir ce qui va rester car pas touché.
- Quelques relevés remplacent des études sérieuses sur la flore locale protégée.
- La source des Bonnes Eaux n'est pas mentionnée alors que les sols de la région sont de nature karstique et que le projet se situe en amont de la zone de captage de cette source qui alimente Jougne en eau potable.
- De la même manière, la station d'Entre-Les-Fourgs, au pied de l'emplacement de l'éolienne numéro 3 n'est pas mentionnée. Tout comme l'activité touristique, qui est un enjeu économique majeur de la région.
- Les fermes d'alpage sont considérées unilatéralement comme non habitées.
- La covisibilité avec les monuments historiques de Jougne (chapelle Saint-Maurice, monument aux morts) tout proches est largement sous-estimée.
- Le château de Joux, pourtant en covisibilité est également absent des études.
- Jougne et Entre-Les-Fourgs sont indiquées comme étant situées dos au Bel Coster, alors que c'est exactement l'inverse.
- Les photomontages sont des mensonges spécieux et impudents.
- Évidemment, c'est le vide intersidéral concernant les infrasons générés par ces machines et leurs conséquences sur la santé des riverains.
- Et on ne parle pas de la production déclarée, largement sur-estimée.
Même le Préfet du Doubs parle de "la sous-estimation de plusieurs enjeux et l'apparente dissymétrie de traitement entre les enjeux suisses et français" dans son courrier aux autorités vaudoises.
Avec ces quelques exemples, n'importe qui est capable de se demander si ces "études" ne sont pas volontairement biaisées, dans le but de faire aboutir ce projet.
D'ailleurs, on lit dans un article publié le 5 Novembre dans le Temps que la société KholeNusbaumer, auteur du dossier Bel Coster, appartient en partie au Group E Greenwatt, promoteur de projets éoliens. De plus, cette société est bien sûr rémunérée par Alpiq pour réaliser les études du projet Bel Coster. Peut-on encore douter de la partialité de cette société ?
Par contre, ce qui est plus surprenant, c'est que le canton de Vaud valide ces études farfelues.
Et si ce n'était que la partie visible de l'iceberg ?
Par ailleurs, pourquoi est-ce que les médias suisses ne se posent pas plus de questions sur la qualité des études de tous ces projets ?
A l'heure où l'érosion de la biodiversité est très inquiétante et l'apport énergétique de ces projets industriels gigantesques étant tellement faible et aléatoire, il est important de se demander pour quelles véritables raisons ces projets sont poussés par l'administration du canton de Vaud (les intérêts financiers des industriels et des communes, nous les connaissons déjà).
Amis vaudois, nous espérons que nous aurons suscité votre curiosité et que vous n'hésiterez pas à interpeller vos élus.
mercredi 10 novembre 2021
Les médias nationaux s'intéressent à notre combat : un reportage a été diffusé hier dans l'émission "un jour dans le monde" sur France Inter :
lundi 18 octobre 2021
Merci au club de spéléo du Mont d'Or pour nous rappeler avec une opération de nettoyage dans la baume de la Caffode que les sous-sols de notre territoire sont fragiles, et que des éoliennes industrielles géantes représentent une grande menace.
Nous avons bien évidemment en tête les exemples des sites de Rougement et Chamole, où les sous-sols ont été pollués par d'immenses quantités de béton.
Nous rappelons que les études du promenteur ne mentionnaient même pas la source des Bonnes Eaux alors qu'elle représente l'approvisionnement en eau potable de Jougne, juste en dessous.
Nous avons à disposition une eau gratuite et de grande qualité.
Lionel Deisz, du Spéléo Club Mont d’Or : "La situation géographique du projet et la problématique d’un sol karstique donnent un risque important d’impact sur la qualité de l’eau, qui est actuellement excellente.»
Comme le prouvent les nyphargus trouvés dans la cavité: «C’est une sorte de crevette dépigmentée qui ne vit que dans une eau très pure.»
Un projet industriel juste en amont de la source, c'est très inquiétant.
Spéléologue suisse, et fin connaisseur du dossier, Roman Hapka s’étonne qu’on vienne mettre en danger un système si stable: «Voilà une source qui donne de l’eau de très bonne qualité à tout le village, avec du débit continu toute l’année, et on viendrait déstabiliser tout ça? s’étonne-t-il. On parle là de couler des énormes blocs de béton à dix mètres dans le sol, de milliers de litres d’huile pour le bon fonctionnement des machines. C’est loin d’être anodin.»
Et ce ne sont pas les études lacunaires du promenteur qui vont nous rassurer.
Alors appliquons le principe de précaution !
Dans l'Est Républicain :
Dans 24 heures :
https://www.24heures.ch/au-chevet-dune-grotte-precieuse-en-attendant-les-eoliennes-150056735753