mercredi 27 mars 2024

Nous resterons mobilisés

Depuis le début de ce combat, nous avons dénoncé avec vigueur les études farfelues du promoteur ainsi que les conflits d’intérêt des autorités cantonales et de la juge cantonale. Aujourd’hui, le tribunal a reconnu la légitimité de nos arguments et a infligé une lourde gifle au promoteur, aux autorités cantonales et au tribunal cantonal.

Sans les recours, un projet mal ficelé, bâclé, absurde aurait été réalisé, avec des conséquences potentiellement désastreuses pour l’environnement, la biodiversité, l’eau potable de Jougne et la santé des habitants. Sans scrupules, les porteurs du projet auraient saccagé ces crêtes et forcé les habitants de notre région à subir des éoliennes géantes en surplomb de nos habitations.

Cette victoire est le fruit de notre engagement sans faille et de notre détermination à protéger notre environnement et notre cadre de vie. Nous avons consacré énormément d'énergie et de temps à étudier le dossier, à mener une veille documentaire constante sur le sujet, à défendre nos arguments et à communiquer.

Cependant, notre vigilance demeure de mise. Nous restons attentifs aux intentions du promoteur et des autorités locales, et nous sommes prêts à nous mobiliser à nouveau pour défendre nos intérêts et préserver l'intégrité de notre environnement. Nous continuerons à combattre toute tentative de pollution de ce site et à protéger les crêtes jurassiennes avec détermination.

Aujourd'hui, célébrons cette victoire en sachant que les magnifiques crêtes qui nous surplombent restent préservées. Cette décision permettra à de nombreuses espèces sauvages, y compris celles qui sont protégées, de continuer à vivre dans leur habitat naturel, préservé de toute destruction massive. Elle permettra également aux habitants de la région de profiter de la beauté de ces crêtes et de ces paysages remarquables.

Nous tenons à remercier chaleureusement tous ceux qui ont soutenu notre action et qui ont contribué à cette victoire. Ensemble, continuons à défendre notre environnement pour les générations futures.

dimanche 24 mars 2024

Parc éolien de Bel Coster (VD) : le Tribunal Fédéral rejette le projet

 


Le Tribunal cantonal vaudois avait rejeté leur recours, mais elles ont persisté face à un projet de parc éolien peu réfléchi. Helvetia Nostra, Paysage-Libre Vaud, SOS Jura, Vivre au Pied du Mont d'Or (France) et la Commune de Jougne (France) notamment ont finalement eu gain de cause devant le Tribunal fédéral. D’après l’arrêt rendu le 12 février 2024, la protection de la nature n’a pas été correctement prise en compte lors de l’adoption du Plan d’affectation communal – qui prévoyait l’implantation de 9 éoliennes de 210 mètres de hauteur dans un cadre paysager et naturel encore préservé.
 
Le Tribunal fédéral estime que les autorités communales et cantonales n’ont pas correctement examiné les éléments naturels à protéger, notamment l’avifaune et la protection des eaux. Le dossier d’enquête étant lacunaire, il devra être complété avant que le plan d’affectation puisse, le cas échéant, à nouveau être aprouvé par le canton et les communes, après avoir effectué, cette fois, une pesée des intérêts sérieuse et complète.
 
La protection de l’avifaune nicheuse (Bécasse des bois, Milan royal, Aigle royal, Hibou Grand-Duc, etc.) et des oiseaux migrateurs revêt une importance primordiale en présence d’un projet éolien. Le Tribunal fédéral estime ainsi que cet aspect doit faire l’objet d’une analyse complète, déjà au stade du plan d’affectation (et non seulement lors de l’octroi d’autorisations de construire).
 
Une correcte prise en compte de la protection de l’avifaune, ainsi que la protection des eaux, pourrait, selon la Haute Cour, conduire à supprimer ou/et déplacer une ou plusieurs éoliennes,
à redimensionner le parc dans son ensemble, ou à mettre en place des mesures de réduction de la production. Si de telles mesures devaient s’imposer pour préserver la nature, le Tribunal
fédéral s’interroge sur l’efficacité de la production électrique du parc éolien – et donc sur le bien-fondé du projet.
 
Les recourants se réjouissent de cette décision du Tribunal fédéral, qui a examiné avec soin tous les éléments du dossier et les intérêts en présence, dont la production d’électricité et la protection de la nature. Rappelons que cette pesée des intérêts, si importante, est supprimée par la nouvelle Loi sur l’électricité (« Mantelerlass »), sur laquelle nous serons amenés à voter le 9 juin prochain, car elle donne automatiquement la priorité à la production d’énergie.

jeudi 6 avril 2023

Annie Génevard évoque les limites de la convention d'Espoo et les difficultés faites par la Suisse

 

Retrouvez l'intervention de notre députée Annie Génevard à l'assemblée nationale sur le projet Bel Coster dans le cadre de l'examen du projet de loi portant approbation du premier amendement et du protocole à la convention d'Espoo :

dimanche 4 septembre 2022

Recours au Tribunal Fédéral

 

Suite à la décision de la CDAP (cour de droit administratif et publique) de ne pas rejeter le projet Bel Coster, malgré des études reconnues comme lacunaires, un recours est déposé par les opposants au Tribunal Fédéral :
  • Helvetia Nostra, à Berne,
  • SOS Jura, à Vallorbe,
  • Paysage Libre Vaud, à Bottens,
  • Commune de Jougne, à Jougne, France,
  • Vivre au pied du Mont d'Or, à Jougne, France,
  • ainsi que des particuliers deux côtés de la frontière.
 
Pour le côté français, il s’agit bien évidemment de contester le mépris dont font preuve l’Etat de Vaud et le tribunal cantonal envers les habitants français :
  • absence de concertation,
  • refus des autorités politiques et judiciaires vaudoises de venir en France pour appréhender l’ampleur des conséquences d’un tel projet sur la région,
  • mépris de l’avis défavorable du Préfet du Doubs et de l’ensemble des avis négatifs de la population, des élus et des organisations françaises.
 A cela s’ajoute le problème critique de la source des Bonnes Eaux puisque la CDAP valide le projet bien que les études complémentaires, rendues après la décision de la CDAP, démontrent un réel risque sur cette source alimentant Jougne en eau potable. L’épisode de sécheresse qui vient d’avoir lieu nous rappelle à quel point l’eau est une ressource fragile et précieuse. 
 
Accepter le projet dans ces conditions est totalement déraisonnable.
 
Concernant l’environnement, les crêtes du Jura abritent de nombreuses espèces menacées et selon le Tribunal Fédéral il existe un intérêt considérable à protéger la biodiversité (cf. projet éolien de Grenchenberg).
 
Le Tribunal Cantonal a admis que les études sur les oiseaux étaient lacunaires, comme le soutenaient les recourants depuis le début de la procédure en se fondant notamment sur l’expertise de la Station ornithologique Suisse de Sempach composée des meilleurs spécialistes en matière d’avifaune.
 
Malgré toutes ces lacunes, la CDAP a curieusement décidé de ne pas rejeter le projet. Plus surprenant, elle n’a effectué aucune pesée d’intérêts pourtant nécessaire à ce stade.
En agissant ainsi, le Tribunal vaudois a non seulement bafoué tous les principes et règles applicables, mais également mis en danger la biodiversité.
 
Au demeurant nous considérons que même sans les études complémentaires exigées par la CDAP, cette dernière aurait dû faire prévaloir la protection de la biodiversité, des eaux et du paysage notamment sur celui au développement d’énergies renouvelables d'autant plus quand il s'agit de machines aussi inefficaces que nuisibles et invasives.

dimanche 17 juillet 2022

Rejet des oppositions contre les éoliennes de Bel Coster : Un mauvais coup pour l’écologie et pour la paix

Madame la juge du Tribunal Cantonal a rendu sa décision concernant le projet Bel Coster : elle rejette toutes les oppositions.

En tant que citoyens français frontaliers, nous nous sentons méprisés par ce jugement qui ignore totalement nos intérêts en tant qu'habitants voisins de la Suisse et nos observations :
  • Madame la juge estime qu’une visite en France est inutile, jugeant suffisants des
    photomontages, malgré leur caractère fallacieux.
  • Madame la juge omet de mentionner l’avis défavorable du Préfet du Doubs, mais reprend seulement les quelques éléments diplomatiquement non défavorables au projet,
  • Madame la juge ignore également l’avis de la population française (à 96% défavorable) et de ses soutiens,
  • Ce jugement hâtif qui n’attend pas les résultats d’un rapport d’une importance vitale
    sur la protection des eaux côté français.
  • Les projections de glace en France dues à l’éolienne 3 sur le passage d’un sentier hivernal en raquettes,
  • Les éoliennes situées à moins de 500 mètres de la frontière qui empiètent sur la souveraineté de la France qui ne pourrait utiliser son territoire comme bon lui semble,
  • Les conséquences des infrasons sur la santé des voisins de la région (c’est-à-dire, nous).


Concernant l’écologie, enjeu crucial de ce dossier, même si Madame la juge reconnaît que les études sont lacunaires, il est inquiétant de constater que cela ne pose pour elle aucun problème car elle renvoie tout à plus tard. A quoi servent donc les études ?!

Nous avons le sentiment que ce jugement est bâclé et on s’interroge sur la pertinence de la fameuse (ou fumeuse) pesée des intérêts qui va une nouvelle fois dans le sens des industriels en balayant purement et simplement tous les arguments.


Encore une fois, nous subissons une forme de brutalité et de mépris de la part des autorités suisses, judiciaires en l'occurrence, qui veulent nous imposer des installations industrielles non consenties, qui plus est, dans un endroit préservé.

En tant que citoyens français, nous ne comprenons pas qu’on puisse être juge et partie d'un tel dossier : est-ce qu'une magistrate membre d’un parti politique systématiquement favorable aux éoliennes est bien placée pour arbitrer objectivement un projet d’implantation d’éoliennes ?

Pour le moins, cette décision ne manquera pas d’être interprétée comme politique.

Et nous prenons note qu'ici les enjeux industriels sont plus importants que la population, l’environnement et la biodiversité. Sans parler de l’intérêt financier des communes porteuses de ce projet.

Le passage en force de ces dossiers est devenu une habitude. Au tribunal comme sur le terrain, les éoliennes, c’est surtout une affaire de bulldozer.


Projet Bel Coster, symbole d’un échec annoncé


Cette décision est triste, et pas seulement pour les opposants. Balayer d’un revers de main
toutes les oppositions en approuvant de manière dogmatique comme un bienfait un projet
industriel dans un endroit naturel est un échec.

Un échec écologique : l’homme ne parvient pas à respecter l’environnement. Le projet Bel Coster, c’est plus de 10 kilomètres de routes d’accès, 11 hectares d'atteinte à la forêt (l'équivalent de 20 terrains de foot), plus de 50 hectares de perte d'habitats, des dizaines de milliers de tonnes de béton dans les sols, etc.

Un échec climatique : l’éolien aura besoin de gaz pour pallier l'intermittence et de charbon
si l’approvisionnement en gaz fait défaut. Autant de facteurs de pollution.

Un échec démocratique : l’avis unanime des Français contre le projet n’a absolument pas été pris en compte.

Un échec des relations transfrontalières : les discussions entre autorités vaudoises et doubiennes n’ont abouti à rien. La Préfecture du Doubs, ainsi que les élus français ont été ignorés purement et simplement par les autorités vaudoises.


Vers un incident diplomatique ?

Cet arrêt est un grand pas en avant vers un incident diplomatique.
En refusant de prendre en compte l’avis de la population française, de poursuivre les discussions avec la Préfecture du Doubs et en imposant ces éoliennes géantes aux habitants français, les autorités politiques et judiciaires vaudoises pourrissent les relations amicales transfrontalières.

Cet affront est un mauvais coup pour la paix entre voisins : il est mal venu à l’heure d’un
besoin croissant de cohésion des relations internationales en Europe.

Nous ne nous laisserons pas faire et nous utiliserons tous les moyens possibles pour nous défendre contre cette agression.
Notre cadre de vie vaut plus que les profits attendus avec ce projet !


mercredi 8 décembre 2021

Les études farfelues du projet Bel Coster : incompétence ou malveillance ?

La volonté d'implanter un site industriel dans un endroit préservé avec autant de préjudices pour la faune, le paysage, les sous-sols et les riverains, est très troublante, voire suspecte. Il est dès lors pertinent de se demander si les études farfelues de ce projet sont dues à de l'incompétence ou de la malveillance.

 

Quelques exemples (provenant d'oppositions disponibles sur notre site) :

  • Les habitats naturels ne sont pas décrits et analysés en utilisant la bonne nomenclature.

 

  • L’étude sur l’avifaune est une blague monumentale : le nombre d’observations est insuffisant, elles sont mal réparties spatialement et temporellement et la méthodologie paraît inadéquate pour être représentative. L’annexe sur les milans royaux n’est pas une analyse détaillée mais les conclusions de Mr Khole, qui n’y connaît rien du tout en ornithologie, et qui est surtout le directeur de la société mandatée par les porteurs du projet. Véridique, tout est dans le dossier.

 

  • Les compensations prévues sont qualifiées de favorables pour le grand tétras alors que le projet nuit gravement à la tranquillité de son habitat et compromet sa survie. 

 

  • La zone abrite de nombreuses espèces protégées qui n’ont même pas été évoquées.

 

  • L’étude des effets cumulés des éoliennes du Jura vaudois et des régions limitrophes sur l'avifaune et les chiroptères de Kornet et al de la Station Suisse Ornithologique, objective et à la méthodologie reconnue, n’a pas été mentionnée dans l’étude d’impacts car les conclusions des experts sont très défavorables aux parcs éoliens planifiés par le Canton de Vaud.

 

  • A la place d’une étude sérieuse sur les chiroptères, c’est une visite de gouffres par une spéléologue sans qualification naturaliste qui a été utilisée dans le dossier. Véridique aussi, tout est dans le dossier.

 

  • L’absence d’impact sur un site Natura 2000 situé à proximité immédiate du projet éolien, est unilatéralement déclarée.

 

  • La cartographie des milieux naturels de la zone de projet a été limitée aux seuls espaces touchés par le projet (routes d'accès, places de chantier, éléments construits). Cette pratique n'est pas acceptable dans le cadre d'une étude d'impact car elle conduit à une situation paradoxale : la description de tous les éléments de nature qui vont disparaître ou seront perturbés, alors que l’on ignore tout de l'environnement du projet, à savoir ce qui va rester car pas touché.

 

  • Quelques relevés remplacent des études sérieuses sur la flore locale protégée.

 

  • La source des Bonnes Eaux n'est pas mentionnée alors que les sols de la région sont de nature karstique et que le projet se situe en amont de la zone de captage de cette source qui alimente Jougne en eau potable.

 

  • De la même manière, la station d'Entre-Les-Fourgs, au pied de l'emplacement de l'éolienne numéro 3 n'est pas mentionnée. Tout comme l'activité touristique, qui est un enjeu économique majeur de la région.

 

  • Les fermes d'alpage sont considérées unilatéralement comme non habitées.

 

  • La covisibilité avec les monuments historiques de Jougne (chapelle Saint-Maurice, monument aux morts) tout proches est largement sous-estimée.
  
  • Le château de Joux, pourtant en covisibilité est également absent des études.

 

  • Jougne et Entre-Les-Fourgs sont indiquées comme étant situées dos au Bel Coster, alors que c'est exactement l'inverse.
 
  • Les photomontages sont des mensonges spécieux et impudents.

 

  • Évidemment, c'est le vide intersidéral concernant les infrasons générés par ces machines et leurs conséquences sur la santé des riverains.

 

  • Et on ne parle pas de la production déclarée, largement sur-estimée.

 

Même le Préfet du Doubs parle de "la sous-estimation de plusieurs enjeux et l'apparente dissymétrie de traitement entre les enjeux suisses et français" dans son courrier aux autorités vaudoises.

Avec ces quelques exemples, n'importe qui est capable de se demander si ces "études" ne sont pas volontairement biaisées, dans le but de faire aboutir ce projet.

D'ailleurs, on lit dans un article publié le 5 Novembre dans le Temps que la société KholeNusbaumer, auteur du dossier Bel Coster, appartient en partie au Group E Greenwatt, promoteur de projets éoliens. De plus, cette société est bien sûr rémunérée par Alpiq pour réaliser les études du projet Bel Coster. Peut-on encore douter de la partialité de cette société ?

Par contre, ce qui est plus surprenant, c'est que le canton de Vaud valide ces études farfelues.

Mais si on regarde de plus près, on s'aperçoit que la personne en charge de la forêt et de la biodiversité au canton de Vaud travaillait auparavant pour la fameuse société KholeNusbaumer. Des conflits d'intérêts au sein même des services du canton de Vaud, c'est sûr que ça aide à faire passer n'importe quoi. Mais là, ils vont fort quand même.

Et si ce n'était que la partie visible de l'iceberg ?

Par ailleurs, pourquoi est-ce que les médias suisses ne se posent pas plus de questions sur la qualité des études de tous ces projets ?

A l'heure où l'érosion de la biodiversité est très inquiétante et l'apport énergétique de ces projets industriels gigantesques étant tellement faible et aléatoire, il est important de se demander pour quelles véritables raisons ces projets sont poussés par l'administration du canton de Vaud (les intérêts financiers des industriels et des communes, nous les connaissons déjà).

Amis vaudois, nous espérons que nous aurons suscité votre curiosité et que vous n'hésiterez pas à interpeller vos élus.

mercredi 10 novembre 2021

Les médias nationaux s'intéressent à notre combat : un reportage a été diffusé hier dans l'émission "un jour dans le monde" sur France Inter :


Nous en profitons pour revenir sur plusieurs arguments des défenseurs du projet, que l'on retrouve dans le reportage :
 
1) N'oubliez pas qu'Alpiq, bien évidemment, ne sont intéressés que par les retombées financières.
Quand leur chef de projet déclare "qu'ils font de leur mieux pour répondre aux craintes" et "qu'Alpiq est une entreprise responsable", nous rappelons que les études ne sont pas réalisées par un bureau indépendant et qu'elles sont biaisées de manière à avantager le projet.
Les études sont tellement biaisées que le Préfet du Doubs relevait une "sous-estimation de plusieurs enjeux et l'apparente dissymétrie de traitement entre les enjeux suisses et français.”
De plus, une entreprise responsable ne vient pas détruire 50 hectares d'habitats dans un endroit préservé, en y implantant des machines industrielles, en surplomb d'un village, sans même consulter ni informer ses habitants et en leur faisant courir le risque de perdre leur accès à une eau potable d'excellente qualité.
 
2) Madame Métraux parle d'opposants au photovoltaïque. Pourtant les chiffres montrent que la production photovoltaïque suit une croissance très importante en Suisse, alors que l'éolien stagne :
 
 

Développement de l'énergie éolienne en Suisse

 
En 2020, le solaire produisait 20 fois plus d'électricité que l'éolien en Suisse (sans faire autant de polémiques que l'éolien).
Il est très surprenant que Madame Métraux ignore ces chiffres.
Le solaire est pourtant une solution réaliste de production d'électricité en ayant un avantage crucial sur l'éolien : il ne requiert pas la destruction de crêtes préservées, il n'affecte pas la santé des riverains et ne tue pas les rapaces ni les chauves-souris.
 
3) Enfin, un point très important a été mentionné dans ce reportage, c'est l'absence d'accord sur ce qui allait remplacer le nucléaire lorsque les Suisses ont voté sa sortie.
D'une part, on peut se demander si l'issue du vote aurait été la même si les Suisses avaient été informés correctement (les campagnes en faveur de la sortie du nucléaire présentaient de jolis barrages et non des éoliennes industrielles géantes implantées n'importe où).
D'autre part, les autorités suisses ont inclus dans leurs prévisions des GWH promis par les lobbies sans tenir compte de la pertinence des projets ni de leur acceptation par les populations.
C'est faire passer la charrue avant les bœufs et en fait, ça ne passe pas du tout.

lundi 18 octobre 2021

Merci au club de spéléo du Mont d'Or pour nous rappeler avec une opération de nettoyage dans la baume de la Caffode que les sous-sols de notre territoire sont fragiles, et que des éoliennes industrielles géantes représentent une grande menace.

Déchets évacués de la baume de la Caffode

 Nous avons bien évidemment en tête les exemples des sites de Rougement et Chamole, où les sous-sols ont été pollués par d'immenses quantités de béton.

Nous rappelons que les études du promenteur ne mentionnaient même pas la source des Bonnes Eaux alors qu'elle représente l'approvisionnement en eau potable de Jougne, juste en dessous.

Nous avons à disposition une eau gratuite et de grande qualité. 

Lionel Deisz, du Spéléo Club Mont d’Or : "La situation géographique du projet et la problématique d’un sol karstique donnent un risque important d’impact sur la qualité de l’eau, qui est actuellement excellente.» 

Comme le prouvent les nyphargus trouvés dans la cavité: «C’est une sorte de crevette dépigmentée qui ne vit que dans une eau très pure.»

Un projet industriel juste en amont de la source, c'est très inquiétant.  

Spéléologue suisse, et fin connaisseur du dossier, Roman Hapka s’étonne qu’on vienne mettre en danger un système si stable: «Voilà une source qui donne de l’eau de très bonne qualité à tout le village, avec du débit continu toute l’année, et on viendrait déstabiliser tout ça? s’étonne-t-il. On parle là de couler des énormes blocs de béton à dix mètres dans le sol, de milliers de litres d’huile pour le bon fonctionnement des machines. C’est loin d’être anodin.»

Et ce ne sont pas les études lacunaires du promenteur qui vont nous rassurer.

Alors appliquons le principe de précaution !

 

Dans l'Est Républicain :

https://www.estrepublicain.fr/environnement/2021/10/17/des-speleologues-inquiets-d-un-projet-eolien-suisse-pres-de-la-source-d-eau-potable-de-jougne

 Dans 24 heures :

https://www.24heures.ch/au-chevet-dune-grotte-precieuse-en-attendant-les-eoliennes-150056735753

jeudi 9 septembre 2021

Les éoliennes industrielles, indispensables ?

Le lobby éolien a utilisé de nombreux mensonges pour imposer l'éolien : c'était écologique, propre, sûr, silencieux, rentable, sans impact sur les paysages, les animaux, les gens, etc.
Bien évidemment, ces arguments fallacieux n'ont pas tenu face à la réalité des chiffres et des faits.

Désormais, il concède que toutes ces nuisances sont bien réelles MAIS, que tout cela, ce n'est pas important, car en surfant sur la vague de la lutte contre le dérèglement climatique, les défenseurs de l'éolien industriel se replient derrière leur dernier bastion : l'éolien est indispensable pour lutter contre le dérèglement climatique et c'est le plus important car en plus, et ça les arrange bien, c'est urgent.

Effectivement, avec les premiers signes du dérèglement climatique et l'urgence à enrailler ce problème qui est maintenant évident, il y a une véritable prise de conscience de l’opinion publique, ce qui est très bien.


Le prétexte du dérèglement climatique pour imposer des éoliennes industrielles

Cependant, cette urgence climatique est utilisée abondamment comme prétexte pour développer la filière éolienne industrielle, aussi invasive que nuisible et inefficace.
C’est l’occasion pour des industriels peu scrupuleux et des politiciens et hauts fonctionnaires obtus et étroits d’esprit (quand ils ne sont pas sous l'emprise des lobbies ou corrompus) d’imposer des installations gigantesques non consenties à des populations désireuses de protéger leur environnement.
La désinformation qu’ils ont habilement organisée leur permet de bénéficier du soutien d’une partie de la population naïve et peu curieuse et encore moins vigilante lorsqu’elle n’est pas concernée par les installations industrielles éoliennes.

« Une confusion, porteuse de conséquences potentiellement graves, s’est durablement installée dans le débat public au sujet des préoccupations environnementales actuelles. Elle consiste à considérer que le dérèglement climatique est la seule urgence environnementale, de portée véritablement globale ».

Voilà ce qu’écrivait récemment Christian Amblard, directeur de recherche honoraire au CNRS et naturaliste, dans une tribune publiée cette année dans Le Monde.

Il ajoutait : « Cette confusion, faite sans doute de bonne foi par une grande partie de l’opinion publique, est habilement entretenue par d’autres. Pour ces derniers, cela leur permet de ne pas avoir à répondre de leurs activités destructrices. Circonstance aggravante, cette confusion est abondamment relayée par de nombreux médias et par la plupart des responsables politiques. »

 

Les éoliennes industrielles comme seule alternative ?

L’implantation d’éoliennes industrielles, bien qu’elle nécessite une destruction massive de massifs et de crêtes préservés, est présentée de manière fallacieuse par le lobby éolien comme la seule alternative.

Il est d’ailleurs amusant de constater que pour les "écolos" (dans le sens péjoratif du terme : ceux qui habitent en ville, vont chercher leur pain en SUV hybride, votent pour des partis “verts” et n’ont jamais mis les pieds dans une forêt), l’installation de machines de 200 mètres de hauteur, moches, bruyantes, polluantes et produisant péniblement quelques MWH quand le vent veut bien souffler, représentent la seule alternative à la filière nucléaire qu’ils détestent pour des raisons idéologiques et non rationnelles.

Si on les écoute, l’éolien industriel est devenu de nos jours la seule filière de production d’électricité.

Et peu leur importe s’il faut industrialiser de manière aberrante des massifs entiers comme le Jura.

Le piège dont parle Christian Amblard s’est refermé sur ces personnes, probablement de bonne foi, mais tellement naïves. Et surtout qui n’ont pas vraiment l’intention de s’informer sur les enjeux, les problématiques et les alternatives, préférant répéter les arguments fallacieux du lobby éolien et des partis écolos. 

Cela leur permet d'avoir bonne conscience sans avoir à faire d'efforts en changeant leur façon de vivre. Les efforts, ils nous expliquent que c'est à nous de les faire en acceptant des éoliennes industrielles dans notre "jardin" : l'exemple le plus absurde, c'est le projet Bel Coster pour lequel Alpiq indique sur son site qu'il permettra de compenser les émissions de CO2 de 3 vols Genève-Barcelone :

Les Vaudois seraient bien inspirés d'arrêter les balades à Barcelone et de venir se promener sur le Jura plutôt que d'y construire des éoliennes industrielles.




Vouloir faire entrer un carré dans un rond est contre-productif

Face à une urgence climatique sur laquelle tout le monde s’accorde, nous perdons un temps précieux et des investissements considérables à vouloir développer une filière qui n’est pas acceptée et qui ne sera jamais acceptée : ses installations sont immenses, mouvantes, clignotantes, bruyantes, polluantes, moches, coûteuses et leur production est tellement faible qu’elles nécessitent d’être installées dans des quantités déraisonnables, avec une artificialisation des sols et une atteinte à l’environnement considérables.

Et même en terme d'émissions de CO2, c'est très loin d'être la panacée.
Surtout en ce moment, les centrales à charbon et à gaz tournent plein pot et les prix de l'électricité explosent.


Bref, l'éolien est tellement problématique qu'il est plus judicieux d’investir dans des solutions qui sont acceptées par les populations.

Par exemple les installations individuelles, installées sur les bâtis existants comme les panneaux photovoltaïques ou l’éolien individuel (du style wind my roof).
Le gros avantage est que ça ne nécessite pas une artificialisation des sols dans des milieux préservés.
Ensuite, il y a moins d’atteinte à la biodiversité : ce ne sont pas des hachoirs géants installés dans des couloirs migratoires.
Enfin, l’argent des subventions est reversé aux particuliers et non à des fonds de pension étrangers et autres opportunistes qui se goinfrent sur notre dos et se fichent de l'environnement et de notre cadre de vie.

La bonne nouvelle, même l’excellente nouvelle, c’est que les autorités suisses ont enfin compris ça :

Interviewée en juin dans l'émission Forum de RTS - La 1ère, la cheffe du Département de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication, Simonetta Sommaruga, a souligné à plusieurs reprises la volonté ferme du Conseil fédéral d'aller de l'avant dans la promotion des énergies renouvelables indigènes.

Pour la conseillère fédérale socialiste, l'accent doit être mis en priorité sur le photovoltaïque. "Il faut augmenter la production d'électricité solaire, surtout, car là, on a un potentiel incroyable", a-t-elle insisté, signalant la baisse de prix de cette technologie. "On veut qu'avec le même franc d'argent, on puisse produire plus d'énergie solaire que jusqu'à maintenant".

Au contraire de l'éolien ou des grands projets hydrauliques, où "il y a plus de discussions" et où "c'est parfois plus compliqué", elle constate que la production d'énergie solaire, elle, est bien acceptée dans la population. "On peut vraiment avancer. Les gens sont très intéressés".

Ce raisonnement doit maintenant arriver dans tous les esprits avant qu'il ne soit trop tard.

mardi 31 août 2021

Le journal l'Omnibus a publié notre réponse au lecteur qui était favorable aux éoliennes du projet Bel Coster :

Publication

vendredi 20 août 2021

De plus en plus d'opposition de la part des élus

 Ca continue de réagir dans les communes :

Lettre ouverte très intéressante de la part de la Maire d'un village de Côte d'Or en réponse à un courrier de France Energie Eolienne : lien

Lettre ouverte des maires de France : lien

54 élus de Dordogne interpellent le gouvernement sur les éoliennes : "La concertation n'est que du vent" : lien

Dans le Berry, des élus demandaient aux candidats aux régionales de prendre des engagements contre les éoliennes industrielles : lien

Dans la Vienne, des élus s'opposent également aux éoliennes industrielles : lien

Dans les Deux-Sèvres aussi : lien

La résistance s'intensifie et prend une nouvelle dimension puisqu'il ne s'agit plus seulement des associations et des collectifs de citoyens (plus de 1500 aujourd'hui) qui défendent leur territoire. Les élus montent au créneau et surtout montrent que tous les "maires ruraux ne sont pas à vendre".

A tel point que le collectif d'élus "Vent des maires" fraîchement créé et dont le succès ne fait que croitre (déjà 800 soutiens), commence à avoir suffisamment de poids pour démarrer les contacts avec le ministère des éoliennes de la transition écologique.




dimanche 8 août 2021

Les éoliennes et la pollution par le bisphénol A

On sait que les éoliennes représentent un impact écologique important de par la bétonisation des sols, le défrichement nécessaire à leur construction ou à la réalisation des voies d'accès, leur utilisation, etc.

Mais ce qui est sous-évalué (et oui, comme d'habitude !) par les promenteurs éoliens, c'est les émissions de bisphénol.

Les pales des éoliennes, constituées de matériaux composites, émettent des résidus de bisphénol avec l'usure. Le bisphénol est en effet une résine utilisée dans la fabrication des pales des éoliennes.

Les éoliennes diffusent donc du bisphénol dans la nature, et pas qu'un peu : En se basant sur une étude récente sur l'usure des pales, des chercheurs norvégiens évaluent à environ 60kgs de bisphénol pur relâché dans la nature pour chaque éolienne et sur 1 an.

Pour rappel, le bisphénol A est suspecté d'être un perturbateur endocrinien.

Cette matière est déjà largement utilisée (plastiques) et décriée donc le problème n'est pas nouveau.

Cependant, comme les éoliennes sont prévues en amont et sur la zone de captage de notre eau potable et que le sol est karstique, on connaîtra déjà la source du problème lorsque les taux de bisphénol dans l'eau de notre robinet augmenteront.

 

L'article en norvégien, traduit par google :

https://translate.google.com/translate?sl=auto&tl=fr&u=https://motvind.org/epoxy-og-bisfenol-a-alarmerende-volum-fra-vindkraftverk/

dimanche 11 juillet 2021

La hauteur des éoliennes du Bel Coster et l'impact paysager

Une inspection locale a eu lieu sur site le 8 juin par le Tribunal Cantonal Vaudois. 

C'était l'occasion d'apprécier la hauteur des éoliennes. Pour cela, un drone équipé d'une lampe a été utilisé, aux emplacements des éoliennes 9, 7 et 2. 

Voici la hauteur envisagée des éoliennes du Bel Coster. 

Les photos sont prises depuis le Suchet :

Comme vous pouvez le voir, le temps était de circonstance : le ciel pleurait à grosses gouttes à la pensée de la destruction de ce site qui était discutée ce jour là. 

On peut cependant voir la hauteur hallucinante des éoliennes qui seraient situées juste devant le Mont d'Or, qu'elles dépasseraient d'ailleurs largement.

Face à ces images, on se demande dans quel esprit tordu ce projet est né et comment on peut encore se regarder dans un miroir lorsqu'on cautionne cela ?

Comment les autorités vaudoises peuvent-elles prétendre vouloir protéger leur patrimoine et leur paysage alors qu'on voit bien ici qu'avec le projet Bel Coster, elles souhaitent surtout les détruire ?

dimanche 13 juin 2021

Eoliennes et chauves-souris en Franche-Comté

Le schéma régional éolien de la région de Franche-Comté, publié en 2012, contient une perle suffisamment intéressante pour être partagée.

Un document de synthèse est consacré au thème des chiroptères, enjeu très important dans le développement de l'éolien : Synthèse sur les chiroptères

 Malgré l'importance de la région en matière de chauves-souris et la nécessité de leur conservation : "En  France,  la  législation  protège  toutes  les  espèces  de  chiroptères  et  leurs  habitats. 34 espèces sont connues sur le territoire national et 28 espèces sont présentes  en  Franche-Comté,  cette  richesse  lui  conférant  un  statut  de  région  «importante» en France avec les régions méditerranéennes." 
(8 des 17 espèces de mammifères menacées en France sont des chauves-souris)

Ce document indique noir sur blanc :  

"Compte  tenu  de  la  couverture  de  la  quasi-totalité  de  la  Franche-Comté  par  des  enjeux  chiroptérologiques,  le choix a été fait de ne pas réaliser une  carte  des  enjeux  avec  zones  de  vigilance."

Tant pis pour les chauve-souris, on va essayer d'implanter partout sur le territoire franc-comtois des éoliennes industrielles nuisant à leur sauvegarde.

Une démonstration évidente du sacrifice des chauves-souris sur l'autel des éoliennes industrielles, comme le déplore le portail sur les espèces menacées.

jeudi 10 juin 2021

Les élus refusés de participer à l'inspection locale : ils réagissent

Mardi dernier avait lieu l'inspection locale au Suchet.

Les élus ainsi que les représentants des collectivités locales avaient demandé d'y participer afin de nous soutenir et de pouvoir exprimer nos griefs.

Cette demande a été refusée par Madame la Juge.

Elle avait également refusé de venir sur le territoire français afin d'apprécier les aspects paysagers et les impacts qu'un tel projet aurait sur Jougne et sa région.

Les élus expriment donc leur déception :

24 heures

La presse du Doubs

Ma commune

Plein air

Villages FM 

Vent des maires

samedi 22 mai 2021

Journée internationale de la biodiversité

Aujourd'hui a lieu la journée internationale de la biodiversité.

Milan royal devant le Suchet

Belle occasion de rappeler que l'implantation de sites industriels dans des endroits préservés n'est pas écologique et nuit à l'environnement et à la biodiversité.

"À mesure que nous empiétons sur la nature et que nous épuisons les habitats vitaux, le nombre d’espèces en danger ne cesse de croître. L’humanité et l’avenir que nous voulons ne sont pas à l’abri."
Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres (2020)

L'exemple du Jura, dont l'ambition suisse est de transformer ce massif en zone industrielle avec des impacts conséquents sur l'environnement et la biodiversité, représente bien cette aberration écologique.

Soulignons les oppositions de certaines associations environnementales aux projets éolien comme le projet Bel Coster, dont les enjeux environnementaux sont largement minimisés dans les études du porteur du projet - la DREAL de Franche-Comté indique à propos du projet que "les enjeux sont systématiquement qualifiés de faible dans le dossier ce qui ne permet pas de les hiérarchiser" et qu'elle "ne partage pas cette qualification des enjeux".

Nous vous recommandons vivement la lecture de leurs avis sur le projet :

Par contre, il est devenu urgent d'alerter sur le mutisme des autres organisations de défense de l'environnement comme WWF, LPO, UICN, Greenpeace, etc. ainsi que les partis politiques écolos.

Certains d'entre eux (Greenpeace par exemple, eux-mêmes promoteur éolien et les partis écolos comme les Verts vaudois) encouragent même le développement de cette filière industrielle qui on le sait, se fait au détriment de l'environnement

Dès lors, il est important d'alerter que la dégradation de l'environnement et la perte de biodiversité sont des enjeux bien plus inquiétants que la lutte pour le climat.

Et heureusement, sur ce point, les alertes commencent à se multiplier :

dimanche 2 mai 2021

Retour sur l'avis du préfet

Histoire de se remettre en mémoire les mots forts qui avaient été adressés par le Préfet du Doubs dans son courrier aux autorités suisses, nous vous rappelons cette phrase qui résume bien la situation :

La sous-estimation de plusieurs enjeux et l'apparente dissymétrie de traitement entre les enjeux suisses et français.

 

Le dossier des porteurs du projet est en effet honteux : une multitude d'enjeux sont minimisés ou manquants.

"Je ne vois pas d'impacts avec ce projet"

Le plus inquiétant et le plus scandaleux, c'est l'acceptation du dossier par les services du canton de Vaud. Il est même indiqué dans le tableau de synthèse sur lequel se base le canton pour effectuer la pesée d'intérêts et développer son plan directeur que l’impact paysager et environnemental ne tient pas compte de la France.

"Oui, oui, je suis satisfait de la réponse"

 

De nombreux impacts pour la France sont "oubliés", par exemple :

  • la source d'eau potable de Jougne,
  • la station d'Entre-Les-Fourgs,
  • l'activité touristique de la région,
  • les effets des infrasons sur la population,
  • les effets cumulés avec les autres projets éoliens,
  • les monuments historiques et le patrimoine,
  • la baisse de valeur des biens immobiliers,
  • les dangers et la sécurisation du site,
  • la perte d'attractivité de la région,
  • et bien sûr l'avis de la population française et l'acceptation locale.

 

 

De nombreux impacts sont minimisés, par exemple :

  • l'effet de surplomb impactant Jougne et Entre-Les-Fourgs,
  • l'impact paysager,
  • les porteurs ont décidé de ne pas considérer les chalets Piagrette et Caffode comme habitations et donc ne respectent pas les distances minimales,
  • les études sur la biodiversité et en particulier sur l'avifaune et les chiroptères sont insuffisantes,
  • l'éloignement de la frontière est insuffisant,
  • les études de bruit sont insuffisantes.

 

Autant de lacunes et une sous-évaluation systématique, c'est un festival.

Il n'y a qu'un seul enjeu qui a été exagéré : la production ;)

 

Retrouvez le dossier du projet et le courrier du Préfet du Doubs sur la page Documents

mardi 27 avril 2021

Refuser les projets éoliens dans la région

Plusieurs communautés de communes et villages combattent le démarchage anarchique des promenteurs éoliens en votant ou définissant des règles excluant tout projet d'éoliennes.

Montluçon Communauté (Allier)

Communauté de Communes de la Picardie Verte

Communauté de Communes de l'Oise Picarde

Ligueil, Bournan, Cussay et Civray-sur-Esves, en Sud Touraine

Villedieu dans l'Indre

Ferrière-Larçon dans l'Indre-et-Loire

Boivre-la-Vallé dans la Vienne

Drefféac en Loire-Atlantique

Crulai dans l'Orne

Parc du Perche

 

Interview de Madame Pistre, membre du collectif "Vent des maires" sur les motions prises par sa commune et le parc du Perche : Sud Radio


La communauté de communes Lacs et montagnes du Haut-Doubs ainsi que les autres communautés de communes du Haut-Doubs seraient bien inspirées de faire la même chose.

J'invite tous les lecteurs à solliciter les maires de nos villages et à les inviter à faire de tels votes et ainsi faire passer le message aux promenteurs que nos territoires ne sont pas des zones industrielles à vendre.

Il vaut mieux prévenir que guérir.

 


 

dimanche 25 avril 2021

Gites et éoliennes : compatibles ?

Comme nous l'avons déjà évoqué, les études sur le tourisme dans les endroits où des éoliennes industrielles sont visibles montrent un impact important sur le tourisme.

Autant les gens ne veulent pas habiter à proximité de sites industriels bruyants, moches et nuisibles, autant vous comprenez bien qu'ils en voudront encore moins en vacances !

Les vacances, c'est pour se détendre, passer des moments tranquilles et profiter du lieu que l'on vient visiter.

Et si on recherche l'authenticité et la beauté des paysages, comme dans le Haut-Doubs, est-ce que l'on vient profiter d'un site industriel gigantesque et clignotant de jour comme de nuit ?

Ludovic Duris, responsable d'un relais des gîtes de France, y répond et nous explique qu'un gîte à proximité d'éoliennes industrielles n'est pas éligible aux critères établis par gîte de France, dont l'expérience dans le tourisme n'est plus à démontrer.

Si vous avez un gîte dans la région, c'est le moment de vous battre à nos côtés.




jeudi 22 avril 2021

Quelle perte de valeur pour les biens immobiliers à Jougne ?

Que direz-vous demain quand la maison que vous avez achetée à Jougne vaudra la moitié de sa valeur ?

 

Nous espérons que tous les propriétaires à Jougne et dans les environs sont bien conscients de ce qui les attend si le projet Bel Coster venait à se réaliser.

Bien sûr, les prix sont hauts car Jougne se situe en région frontalière et que beaucoup de frontaliers se sont rapprochés de la frontière ces dernières années alors que l'offre reste limitée.

En attendant, Jougne jouit d'un cadre exceptionnel : Mont d'Or d'un côté, Suchet de l'autre, vallée de la Jougnena en contre-bas.
Que l'on soit à Jougne, à la Ferrière, aux Maillots, à Entre-les-Fourgs, etc., les points de vue sont pittoresques et le paysage magnifique.
Jougne est également ancré dans un paysage rural, au milieu des montagnes du Jura, considéré par la région comme "site emblématique".

Et la valeur de nos habitations est bien sûr très liée à la qualité et à l'authenticité de ces paysages ainsi qu'à la tranquillité des lieux.

Des éoliennes industrielles de plus de 200 mètres de hauteur, avec leurs pales mobiles et leurs lumières clignotant de jour comme de nuit, situées en surplomb sur la crête en face de nos fenêtres, ne manqueraient pas d'engendrer une pollution visuelle de grande ampleur.

Que se passerait-il si le projet venait à se réaliser ?

Si vous habitez à Entre-les-Fourgs, où les éoliennes tourneront juste au-dessus de vos têtes, avec notamment l'éolienne numéro 3 (prévue juste au-dessus de la remontée mécanique), il serait très surprenant que votre bien soit vendable un jour.
A moins d'avoir la capacité financière de pouvoir l'abandonner et acheter un autre bien ailleurs, vous seriez alors contraint de vivre face aux éoliennes et d'en subir les nuisances jusqu'à la fin de vos jours.

Pour les autres bourgs, la dévaluation est inévitable et malheureusement, c'est pour notre pomme :

  • la cour de cassation a confirmé en 2020 que les habitations à proximité d'éoliennes industrielles subissaient une baisse de valeur : Service public

  • un tribunal administratif vient de confirmer la dévaluation immobilière d'une propriété proche d'un site éolien et a même permis un déclassement fiscal : Ouest France / France 2
  • par le passé, l'assureur MMA proposait une garantie revente pour indemniser la perte financière provoquée par des éoliennes.
    Malheureusement, ils ont arrêté les frais. Vous imaginez bien qu'une telle indemnisation entrainerait leur ruine assez rapidement vu la prolifération des projets éoliens en France et la dévaluation systématique des biens immobiliers.
    MMA confirme donc que les éoliennes industrielles sont des nuisances entraînant une perte de valeur mais les exclut de leur garantie revente :

 

Toute la question est de savoir à combien on peut estimer cette baisse de valeur à Jougne et dans les environs.

30% ? 40% ? 50% ?

Ce dossier, préparé la FED, contient de nombreuses pistes sur les pertes de valeur immobilière dues aux éoliennes industrielles : Dossier perte de valeur immobilière.

Il est fort possible que les pertes soient conséquentes, l'impact visuel étant important : les éoliennes sont particulièrement immenses et proches de Jougne et la topographie du site les rend encore plus prédominantes dans le paysage.

Vous l'aurez compris, il est indispensable de tout faire pour que ce projet ne voie jamais le jour.

Adhérez à l'association Vivre au pied du Mont d'Or et soutenez-nous.
C'est maintenant qu'il faut se battre, après ça sera trop tard.